M'approchant à reculons du mur calcaire derrière moi je vis les… « Crabes » géant se rapprocher de moi, il y avait toujours plus de crainte que de mauvaises intention dans leurs regards rougeoyant.
L’un d'eux aux pattes particulièrement acérée, et à la carapace renforcée par des écorces de noix de coco fixées dessus, se rapprocha lentement de moi dans des *tacs* régulier et me tendit sa pince contenant une sorte de bouillie blanche.
Me redressant comme je le pouvais je saisis furtivement un gros galet qui trainait dans la galerie, j'étais prêt à l'éclater sur sa face si il agissait stupidement.
- Viande appooorter bl-bl-Blanc à nous… ou viande mouriiir…Sur ces mots le leader des royaux crabes de cocotier fit claquer ses puissantes pinces dans ma direction, faisant éclater la bouillie blanchâtre sur moi et produisant un grossier écho qui résonna dans le tunnel.
Comme surpris par ce son inattendu tout les crabes rentrèrent leurs minuscules têtes en arrières et eurent un mouvement de recul.
Soulevant ma main libre jusqu'à la substance sur mon épaule, je la dégagea d’un geste vif j’eus la surprise de voir encore une fois ces énormes monstres en armure de chitine marteler craintivement le sol à reculons.
Avoir peur de ces stupides crustacés devenait de plus en plus ridicule au fur et mesures des minutes.
Reprenant totalement mes esprit je me relevais en m'aidant du mur et les toisa avec un regard froid, tous levèrent leurs yeux sombres vers moi... puis ils se mirent à se dévisager entre eux avant de reprendre leurs attention sur moi.
- Bon... Les réfugiés, vous aller décamper de CHEZ MOI et chercher votre pitance ailleurs.Reprenant totalement mes esprits, j’entrepris de me redresser en virant les petits gravats collé à ma peau égratignée dans la chute.
Des murmures s'élevèrent dans la petite troupe des crabes, après un cours moment, le même qui m'avais asperger de bouillie se rapprocha de moi et réitéra sa demande d'une facon plus correcte:
- Viande Aa-Appoorter Blanc et nous laissssser Viande.- Très bien je vais vous amener votre sale confiture et vous vous allez dégagez, marché conclu ? Vous pourrez toujours allez squatter la résidence du Tsuchikage ou je ne sais ou c'est votre problème. Allez Allez Allez on discute pas...Les crabes de cocotier si menaçants quelques minutes plus tôt semblaient maintenant m'obéir au doigt et à l'oeil, ils se dépêchèrent de se mettre en route à l'opposé de ma position, direction l'extérieure.
A bien y regarder leur énorme forme arachnoïde avait vraiment de quoi effrayer le premier venu, je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il auraient pu me mettre en pièce, si ils avaient eu un peu de volonté.
A plusieurs reprise le dernier de la file se retournais pour me scruter bizarrement, a chaque fois je lui faisais signe du doigt de se bouger. L'envie de lui coller mon pied au train pour le motiver me pris à plusieurs reprises.
J'en profitais pour retirer le reste de bouillie qui était sur mon torse, la portant a mes narine puis à ma bouche ne reconnu le gout de la banane et de la noix de coco :
Mon stock de fruits ! Ces salopards m'avaient dévalisé dans la nuit ! Ils allaient le payer au centuple, personne ne touchait à mes bananes sans en payer le prix !Après plusieurs minutes de déambulation en sens inverse nous arrivions à la surface qui était... obstruée ? En réponse à mon interrogation, un solide crabe escalada le roc et déplaça les dalles bloquant l'accès avec dextérité. Puis il se faufila dans le Dojo suivit par ses camarades.
Une fois rejoint dans la cour, je m'adressais à eux sur un ton cassant, ils m'avaient déjà assez bouffer la journée en plus de l'exaspération des précédentes nuits.
- Je vais vous chercher vos fruits et je reviens, vous ne toucher à rien, vous ne bouger pas, éviter même de respirer.Les six énormes crabe de cocotier (ou Yashigani) échangèrent tous des regards avant de se retourner vers moi. Ils se relancèrent des regards perplexes entre eux avant de se retourner une fois encore vers moi sans un mot.
Hochant la tête avec un air exaspéré devant leur manège, je me dirigeais vers la sortie.