Peu après la nouvelle de l’investiture d’Okimoto Boogie en tant que Tsuchikage, Kumo lance une nouvelle attaque sur Iwa. Matsuki Shizuru veut faire d’une pierre deux coups : prouver aux yeux du monde la puissance de son village, et anéantir enfin cette épine dans le pied : cette fois le village de la Roche ne doit pas s’en relever. Mais un élément imprévu vient perturber ses plans : alors que les armées Kumojins s’apprêtent à déferler sur leur cible, Konoha s’interpose et rejoint Iwa. Cela donne à réfléchir aux assaillants : qu’ils perdent ou qu’ils gagnent, le coût en serait trop élevé. Ils se retirent donc et la situation ne s’enflamme pas plus, classant cet épisode au rang d’incident.
Cependant un évènement vient bouleverser ce fragile équilibre : Iwa est bel et bien détruit, mais du fait d’une puissance différente et nouvelle. Kumo ne s’en plaint pas, mais sent bien la menace que représente pour tous les villages cette démonstration de force. C’est pour cela que Matsuki Shizuru répond à l’appel du Kazekage Kanamori Kuran lorsque celui-ci propose un Conseil des 4 villages. Toutefois la proposition qui est faite lors de ce Conseil ne lui agrée pas : elle est méfiante et n’accepte qu’avec beaucoup de réticence. Suite à cette réunion, Kumo s’isole de plus en plus. Kiri se rapproche de Suna, ce que la Raïkage considère comme une trahison et malgré deux ans d'alliance, Shizuru décide de mettre fin à ce pacte. D’autres problèmes requièrent d’ailleurs l’attention de Matsuki Shizuru : certains des membres du clan Sakurazuka, rancuniers et hostiles envers Suna, souhaiteraient la voir s’opposer ouvertement à Kuran et considèrent comme lâche son attitude actuelle. L’aboutissement en est une révolte. Une partie du clan tente d’organiser un putsch et de prendre le contrôle du village. La Raïkage, faisant usage de son bras armé le Yuukoku, réprime fermement. Mais le Yuukoku est lui-même gangrené et atteint par la division : devant cette constatation, son Capitaine Nishimi Seto ne fait appel qu’aux hommes les plus sûrs. Cela a un coût : l’infériorité numérique. Point culminant de cet épisode : une bataille titanesque à Shizen Ôhei, opposant la moitié des Sakurazuka à Shizuru, Seto et Sojiki Yûichirô. La révolte finit par être matée, mais le Capitaine décède de ses blessures. Yûichirô devient logiquement le nouveau chef de l’Unité d’élite. Ce nouveau tandem ne dure que quelques mois : Matsuki Shizuru se retire volontairement des affaires, souhaitant une plus grande liberté d’action personnelle (son second démissionne également, regardant sa présence en tant que Capitaine comme indissociable de celle de Shizuru en tant que Kage). Sa dernière action à son poste est de préparer l’avenir : appuyée par les deux conseillers du village, elle désigne son successeur après l’avoir convoqué au retour de l’un de ses voyages, estimant qu’il apportera au village une expérience et une vision neuves autant qu’utiles. Cette décision est entérinée par le daimyô. Il s’agit d’un dénommé Shūrowā Meiji, un Kumojin itinérant connu pour son talent, son étonnant mode de vie semi-nomade et ses services rendus au village dans des régions éloignées. Se fixant enfin après douze ans d’errance, il accepte le poste.
Le nouveau Kage ne fait rien pour décloisonner Kumo et le rapprocher des autres nations. Au contraire, il regarderait comme une erreur le fait de se lancer immédiatement dans la politique extérieure. Il préfère d’abord prendre le temps de connaître à fond les affaires internes, d’établir le contact avec ses shinobis, de se familiariser à nouveau avec ce village dont il a été si longtemps absent. Il entreprend de cimenter l’unité de façon à ce qu’elle dure des années : selon lui, une grande puissance militaire se doit d’être un bloc si compact qu’un filet d’eau n’y puisse pas filtrer. Pour ce faire, il rencontre les dirigeants des grands clans du village et les invite à siéger aux côtés des deux conseillers, reformant un Conseil de Kumo composé de six membres. Toutefois ce Conseil n’est pas un organe décisionnel : en effet, si chaque membre a individuellement un pouvoir de proposition, la censure et l’action concrète (annulation ou injonction) sur les décisions du Raïkage ne peuvent se faire qu’à l’unanimité. Shūrowā Meiji considère en effet que cette incitation à l’unité est la meilleure des choses possibles, et que si les membres du Conseil s’opposaient tous ensemble à lui, ce serait une victoire dans la défaite – et dans tous les cas, il estime inapplicables en pratique des résolutions qui rencontreraient une telle impopularité de la part de personnes si influentes.
Une autre de ses réformes importantes est la suppression du Yuukoku au profit d’une nouvelle Unité d’élite : le Seiryoku (à ne pas confondre avec le Shiryoku d'antan). A sa tête, il nomme Yukidan Raito, après consultation du dossier, recommandation de son prédécesseur et entretien personnel avec l’intéressé. La création du Seiryoku était nécessaire (l'ancienne Unité étant de plus en plus en proie à la division, et ayant une image de plus en plus péjorative suite aux sanglants évènements de la répression à laquelle elle a été mêlée), mais en réalité, il est fondé sur le même principe que le défunt Yuukoku : action au grand jour et au nom de Kumo. Toutes ses actions officielles représentent aux yeux du monde la signature du Kage et de son second. Pas de missions masquées ou souterraines, donc : celles-là sont confiées préférentiellement à des jônins de confiance. Pour Meiji, les membres du Seiryoku, triés sur le volet en étroite collaboration avec Raito, sont comme des extensions de sa main. Il s’appuie sur cette Unité pour effectuer les tâches les plus délicates ou importantes – il confie le plus souvent tout simplement les ordres au Yukidan et lui donne carte blanche pour organiser les choses à sa façon.
Le Raïkage étant satisfait du travail accompli à l’intérieur même de son village, il commence désormais à tourner à nouveau le regard vers l’extérieur et les autres nations. Notamment, il parvient à un accord avec Umi no kuni : ce pays recherche et obtient la protection de Kumo, s'y ralliant. Jusqu’ici, il n’a jamais prononcé en public aucun mot en faveur ou en défaveur de l’Empereur, et n’a pas eu avec lui plus de relations qu’il n’était nécessaire ou imposé, l’ignorant assez superbement. Il avait des affaires plus urgentes à traiter. A présent, il a pleinement conscience qu’il se trouve à une heure de vérité où il va devoir définir une position nette de Kumo vis-à-vis des divers grands de ce monde.
La Nation prospérait tout allait pour le mieux pour le village caché de Kiri, puissance, renommées, crainte. Shinjirô menait son pays vers la gloire sereinement, ses fiers Sabreurs derrière lui accompagnés de tout le village de la Brume. Mais tout cela ne l’embêtait que trop, lui qui auparavant quittait le pays pour sillonner terres et mers, à la recherche de sang, se sentait opprimé aux rennes de son village, sans compter sur la vision du Shiun, Ogasawara Kôga, l’ancien Oinin de Kiri, s’épanouir dans son rêve de liberté. La décision fut prise du jour au lendemain, il convoqua la Seconde Lame ainsi que ses deux anciens élève pour les faire participer à son projet, son rêve. Imposer la volonté Kirienne dans le monde entier. Il partirent donc, scellant au passage le Sanctuaire des Sabreurs sous une barrière Ninjutsu à quatre sceaux. Il donna le commandement de la nation à Kintarô Hasashi, un Sabreur auquel il accordait toute sa confiance. Ce fut lui qui le seconda durant « l’absence » de la Seconde Lame. Toute sa confiance résidait en cet homme, ce Sabreur avait une faculté d’analyse et de compréhension bien supérieur à toute l’unité, en soit il était le candidat parfait à la succession du colosse.
Le voyage des Sabreurs fut court, car déjà la guerre s’annonçait. En effet, le village caché d’Iwa fut ravagé, et en réponse les villages s’allièrent contre la menace imminente. Shinjirô contacta Hasashi pour lui envoyer les Shinobi de Kiri, que ces derniers puissent combattre auprès de leur vrai chef de guerre. Le Premier Sabreur. Alors que le Kintarô gérait le pays interne, la guerre elle faisait rage, mais l’organisation des villages était bien trop poussée. En effet, il ne fallut que quelques jours pour défaire les forces ennemies. La menace était écartée et pourtant l’ombre qui planait sur le monde ne s’était pas effacée, elle avait même prise des proportions inimaginable. Kanamori Kuran, le traitre qui avait il y a peu envahi Konoha sous le prétexte d’une « aide » venait de dérober le pouvoir secret des Yukidan pour se l’approprier. La rage des Sabreurs fut immédiate, ainsi que leur réaction. Shinjirô, prêt à soulager le Kazekage de sa tête, prit la route vers Suna avec son groupe de l’Apocalypse. Aucune résistance dans le village, avant de trouver le maitre des lieux lourdement assis dans un trône le sourire aux lèvres. Sa garde arriva, composée de membres d’élite du Sable. La bataille commença et ce fut sous les yeux grands ouverts de ses confrères que Kaega Rukyo tomba sous les coups de ses deux assaillants. Puis le Seconde Lame suivie de peu par la seule fille de l’équipe, tuée sans que personne ne l’attaque. S’en suivit un combat d’antes, le Mizukage contre le Kazekage armé de sa nouvelle puissance. Un combat rude et puissant, mais le Colosse fut emporté par le vice, poignardé en traitre par le fourbe Igaku Kojirô. Quelques jours plus tard, sur la place centrale du village de la Brume se trouvaient les carcasses des quatre héros, arrivées ici sans que personne ne s’en rende compte. Le deuil était grand et lourd. Trop lourd.
Kintarô Hasashi fut alors nommé Yondaime Mizukage, bien que cette nouvelle était officieuse depuis quelques temps. Il ne fit proclamer aucune fête, aucune cérémonie mis à part l’enterrement des quatre Grands Sabreurs dans le Sanctuaire, spécialement rouvert pour cette occasion. Le sceau fut réapposé et renforcé avant que la bâtisse entière soit engloutie sous terres, aussi profond que possible, une page venait de se tourner. Hasashi fut alors mit dans la confidence de nombreux secrets confinés dans un parchemin descellé à la mort du Colosse, notamment l’existence d’un projet Kiriyama « B ». Ce centre se trouvait sous l’eau, profondément encré au fond de la mer et relié au village par la prison sous-terraine qui se trouvait sous l’ile du palais. Le village venait de se faire amputé d’une partie de sa force, tout reposait sur les épaules du Kintarô qui devait agir au plus vite. Puisant sans vergogne dans les fond du pays il annonça la reconstruction de la cité des anciens, renommée en « Cité des Quatre » en l’honneur des défunts Sabreurs. Il fut décidé qu’aux quatre points cardinaux siègeraient les statues de Myôjin Riku, Kiryû Shinjirô, Bôheki Toria et Kaega Rukyo, chacune avoisinant les dix mètres de hauteur. Le palais fut aussi totalement reforgé. Dénué de murs, il n’était qu’un amas de deux plates forme sur la totalité de l’ile. Sur la partie inférieur se trouvait le trône, quelques colonnes et un grande table en arrière. De la verdure ornais les lieux, ressemblant à un parc fermé, illuminé par les côtés. Sur la partie supérieure furent érigés les Mizukage avec en tête le Colosse d’Argent brandissant fièrement son Kaimetsu. L’Onryô fut ensuite dissout, ses membres purent alors reprendre une vie dite « Normale ». Tout ce qu’ils savaient restait scellé dans leur mémoire et ne pourrait en sortir que lors de la mort du Kintarô.
Une année s’écoula, le village faisait profil bas, continuant sa « remise en forme » sous les ordres éclairés du Céladon, qui s’était rapproché du groupe des Kiriyama petit à petit. En effet, Shinjirô lui avait parlé de ce « groupe » de ce méfier d’eux, et c’Est-ce qu’il fit. Il désigna Kiriyama Leara pour prendre la tête du groupe, choix osé étant donné ses antécédents. Mais elle restait l’élève de la Seconde Lame, et sous son enseignement elle avait appris les rites et les lois des Sabreurs. Pourtant dans l’ombre, le Daimyo complétait. Agacé par la situation de son pays face aux autres, et surtout par son manque de pouvoirs. Il contacta n secret les Kiriyama, ayant eu vent de leurs « conflits » avec le précédant Mizukage, sa mort était pour lui l’occasion rêvée de pourvoir reprendre les rennes. Et ils acceptèrent escortant l’homme, le « roi », au cœur même du village caché de la Brume. Traitres. Ce fut là les derniers mots prononcés par l'homme avide, face à lui le Kintarô tenait ses deux lames, avant de le cisailler au niveau du coup. La tête roula, le Daimyo du pays de l'eau n'était plus. Le Céladon était au courant des manigances de cet avilité qu'était cet homme, et savait aussi par le biais de leara que les Kiriyama furent contacté. la situation était parfaite pour les tester et restaurer convenablement le pays. Hasashi plaça son grand père en successeur, un homme sage et de confiance : Kintarô Sazama. Désormais, tout le pays appartenait à l'une des famille les plus riche de tout lea Nation de l'eau. Le règne des Kintarô venait de débuter.
L'appel de Kagane Eichiro fut entendu du pays, mais l'Eau ne donnerait suite à cela. Il fallait pour l'instant miser sur la Foudre, le Feu devait encore faire ses preuves pour que le pardon de la vague Kirienne soit accordé...
Depuis la trahison de Suna, et à cause du nouveau membre du Triumvirat Haishin Jin, envoyé par ce même village, Konoha resta un temps dans l’ombre du vainqueur se faisant de plus en plus petit. Le village n’était plus ce qu’il était, et malgré les efforts des deux autres Triumvir, regagner sa gloire d’antan serait plus long et fastidieux que prévu. Par le même temps un nouveau Tsuchikage fit son apparition à Iwa. Okimoto Boogie reprit les rennes de son village avec zèle et celui-ci émergea peu à peu de sa torpeur. Ce fut le moment que Kumo choisit pour attaquer le pays de la roche avec force et rapidité afin de prouver au monde ninja sa force et sa détermination. Mais de son côté Konoha, resté dans l’ombre jusque là ne comptait pas en rester là. La décision de prêter main forte à Iwa fut unanime pour le Triumvirat, et l’effet était double. Cela permettrait de montrer à tous que le village de la feuille n’était pas en reste mais aussi et surtout pour éviter une nouvelle guerre inutile. Et grâce à cette intervention, l’armée de Kumo fut mise en déroute. Ce coup de théatre de la part de Konoha eut pour effet de se sortir un peu de la boue dans laquelle elle s’était enlisée, tandis qu’Iwa s’enfermait sur lui-même.
Plus tard, les trois hommes du Triumvirat durent se rendre dans un endroit secret afin de rencontrer les autres dirigeants pour débattre sur l’état dramatique du monde. En effet, Iwa venait d’être rasé et une nouvelle armée inconnue avait vu le jour, des décisions devaient être prises. Un vote à la majorité fut entreprit pour désigner un homme inconnu de porter les espoirs du monde grâce à un objet d’une puissance extrême, seul Masaki s’opposa à ce choix mais sa voix n’eut aucune incidence sur le vote final. Mais le jeune Yamanaka avait eut encore une bonne intuition car encore une fois, le Kanamori venait de tous les trahir en s’octroyant le droit de porter le fameux artefact. Pourtant l’ivresse de la victoire fit presque oublier cette nouvelle trahison, mais pas pour le Yamanaka. En effet, de retour à Konoha, il s’empressa de commencer à comploter avec ses hommes les plus fidèles. Il lui fallait rejeter la faute sur quelqu’un, et ce quelqu’un se trouvait être Haishin Jin. Il envoya son ami et homme le plus fidèle s’occuper de l’ancien Sunajin. Hikaru du clan Aburame, qui rêvait depuis longtemps de pouvoir tuer Jin, élabora un plan très simple, peut-être même trop simple. Ce fut donc dans une nuit sombre, que sous les ordres de Masaki, Hikaru trouva l’Haishin qui visiblement l’attendait. Un affrontement d’une violence extrême eut lieu, mais la puissance destructrice de l’ancien de Suna eut raison des insectes.
Suite à cet évènement, bien sûr resté secret, des désaccords commencèrent à naître entre le Yamanaka et l’Haishin, si bien que plusieurs Konohajin commencèrent à prendre parti pour l’un ou pour l’autre et les jeux de pouvoir commencèrent. Plus les deux Triumvir étaient en désaccord et plus le village battait de l’aile, et malgré les efforts du Kiritsu pour tenter d’apaiser les deux hommes, la situation prenait une tournure des plus inquiétante.
Ce fut en ces temps troubles qu’une vieille connaissance du village fit sa réapparition.
Cinq années. Ce fut le temps qu’il fallut à Kagane Eichiro, le Sandaime Hokage, pour refaire parler de lui à Konoha. Exaspéré par la situation dans laquelle son village était plongé depuis son départ forcé et agacé de tout le pouvoir en la disposition de Kanamori Kuran, le Maître des Panthères lança un petit assaut furtif sur le village des feuilles, une nuit. A ses côtés, un Genso Eiseinin. Un combat éclata alors, opposant Eichiro et son allié à Masaki et Haishin, devenus temporairement alliés. Le troisième Triumvir, Reiji, ne se trouvait pas là mais avait clairement prit sa position : il souhaitait le retour de celui qui est considéré comme un Héros dans son village, Eichiro. Après une lutte violente, le Genso périt sous les diverses coups du Yamanaka mais parvint à le faire prisonnier dans une sphère de vent. Dans le même temps, le Kagane remporta son combat face à Haishin et décida de l’épargner, lui permettant la fuite. Il lui laissa cependant un message à transmettre à Kuran, annonçant très clairement la résurrection de Konoha et, par la même occasion, son propre retour.
Le Triumvirat dissout et les preuves apportées qui le disculpèrent de la machination de Kanade Mitsuo dont il avait été la victime permirent au fils du Shodaime de récupérer la place qui fut sienne par le passé, à savoir Sandaime Hokage. Son premier discours restera gravé dans l’Histoire comme étant un appel d’espoir et de liberté pour tous les villages : dénonçant l’avarice du Kazekage, il proclame Konoha hors de l’influence de Suna et invite les autres nations shinobis à en faire de même, tout en déclarant que Kuran n’est qu’une gêne de plus dans la lutte universelle contre le Destructeur.
Les premières décisions d’Eichiro le conduisirent à disposer non pas de Konoha, mais bien de tout ce qui se trouvait dans le Pays du Feu. Après un accord avec l’actuelle Daimyō, Mayasu Ayane, le Kagane se retrouva à la tête de toute la nation, tant que le Destructeur et le pouvoir immense de Kuran ne seront pas annihilés. De plus, l’Hokage réorganisa le Conseil de Konoha, voulant que des membres actifs de son village en soit à sa tête et non plus des retraités se contentant de rester stupidement chez eux le reste du temps.
Bien qu’ayant combattu contre le Kagane, Yamanaka Masaki fut choisi pour prendre les rennes de la nouvelle unité spéciale de Konoha. Eichiro, après un entretien avec lui, a remarqué que ce jeune homme n’avait agit, jusqu’alors, que pour les intérêts et la prospérité du village.
Une nouvelle ère Shinobi commence. Et cette ère va permettre à Konoha de renaître de ses cendres et de faire oublier ses six dernières années, remplies que de honte et de déception…
Tout se passa bien pour Suna : la cohésion sociale était là, les Shinobi étaient acclamés après chaque fait d’arme, la politique emportait une large unanimité. Tout se passait très bien dans le meilleur des mondes. Mais peu à peu, un manque s’installa dans l’esprit de certain, en particulier du Kazekage. Il ne sustentait plus de Konoha et voulait plus grand, plus haut, plus fort : un allié redoutable, craint de tous. Une délégation Kirijin, menée par le Mizukage en personne, arriva donc comme une fleur sur cette envie.
Les raisons qui poussèrent un tel rapprochement, aussi infime aurait-il pu être, restèrent plus ou moins obscures aux yeux de tous : était-ce l’écrasant victoire sur Konoha ? Etait-ce une certaine peur de Kiri ? Les rumeurs allèrent bon train à travers la capitale mais tout le monde trouva son compte. Et progressivement, Suna s’éleva à un autre niveau. Progressivement, Suna jouait un grand rôle, celui qu’elle avait toujours voulu, dans le monde. Et progressivement, Suna se détacha de Konoha. Après une courte mais complète visite, il fut suggéré de donner du mou au village de la Feuille pour ne pas qu’il devienne une épine dans le pied. Les laisser reprendre leur indépendance tout en conservant un droit de regard sur le gouvernement.
Et soudain, alors que les envies de grandeurs du Kanamori augmentaient exponentiellement, arriva Iwa. Iwa et sa subite destruction. Iwa mais surtout l’apparition d’une armée surpuissante, mené par un Inconnu bien plus dangereux que tout ce que le monde avait jusqu’alors connu. Avec pour second, Adama Kain. Si tôt leur arrivée fut reconnue à travers le monde, sitôt ce dernier s’embrasa. La réplique était vitale, le temps de réponse critique. Suivant un sommet convoqué par le Kazekage, en souvenir d’un Gokage qui n’aurait plus jamais l’occasion de se tenir, il fut décidé une nouvelle alliance des Grands restants. Il fut à ce moment voté à une majorité écrasante l’utilisation d’un artefact redoutable, confié à un inconnu notoire. Mais ça, le Chef des Sables ne pouvait le permettre.
Sous de fausses apparences, l’on s’activa à contrer férocement l’avancée des étrangers, pour finalement les contenir dans Tsuchi no Kuni. La bataille dura à peine plus de deux semaines. Deux semaines au bout desquelles une ultime et meurtrière bataille prit place, qui offrit l’opportunité d’user d’une arme gardée dans le plus grand secret. Et à la surprise générale, ou presque, le porteur ne vint pas. Le porteur avait été assassiné, ainsi que ses gardes, quelques jours plus tôt. Une autopsie tardive révèlera l’ingurgitation d’un poison ultra concentré, fruit de l’expérimentation Igaku. C’est donc Kanamori Kuran qui mena la charge et parvint, avec le soutien inamicale des autres Kage, à défaire l’ennemi principal. Lui et toute son armée s’évaporèrent littéralement, laissant le Kazekage simili maître du monde.
Repartant avec son armée à Suna, il ne tarda pas à déclarer qu’il garderait le pouvoir, sans jamais avoir nié l’avoir dérobé. Les premiers jours furent en proie à des prises de camp, au sein même de Suna. Mais une démonstration involontaire de force mit beaucoup de monde d’accord : les 4 Sabreurs, fleurons de la puissance Kirijin, furent défaits le Kanshu et le Kanamori. Ce fut lors de cet incident qu’Igaku Kojirô s’illustra pour la dernière fois. Il exécuta le Mizukage après un âpre combat de ce dernier et du Kazekage, et s’en alla sans ne dire de mots. Le Héros de Suna n’était plus.
Quelque temps après, le gouvernement en profita pour demander allégeance ou mort à ses voisins. Au bout d’un ultimatum d’une semaine, il apporta le corps sans vie d’Okimoto Boogie, Kage déchu d’Iwa et l’exposa au monde. Il venait de triompher, à l’aide de ses hommes, des plus forts guerriers actuels. Ce qui força une scission émergente : les anti Empereur prirent le chemin de la solitude nomade tandis que les pro Empereur se rassemblaient par groupe dans leur propre village, célébrant l’avènement d’un nouveau Roi. La mainmise du Kanamori sur le monde dura un peu plus d’un an, au cours desquels de nombreux Sunajin s’illustrèrent : tandis que les membres du Kanshu protégeait, soignaient ou traquaient, leurs propres hommes faisaient tomber un à un les chefs de petits groupes révolutionnaire. Un groupe de traqueur, mené par Inuzuka Tetsuka, eurent même l’occasion d’effectuer plusieurs belles prises. Quant au Kage, on dit qu’il s’appliquait à éduquer les futurs dirigeants du monde…
En fait, tout cela dura jusqu’au retour de Kagane Eichiro et sa prise de pouvoir à Konoha, éjectant Haishin Jin de sa position. Tout s’enchaina alors, jusqu’à l’apparition de trois cavaliers de l’ombre, bien décidés à faire parler d’eux. Leur première cible fut la destruction totale, île par île, de l’Hangyaku, alors fervent supporteur de la puissance Sunajin. Lorsque le nouveau Kage prononça son indépendance totale vis-à-vis de Suna, appelant les autres à faire de même, les trois hommes débarquèrent durant un discours à Suna pour faire passer un message : le Destructeur d’Iwa était toujours présent, et son retour était plus qu’imminent.
Il n’en fallut pas plus pour attiser la flamme brûlant dans le cœur Sunajin, la flamme de la puissance et de la domination…